À l’heure où triomphe la mondialisation, et prospère un « capitalisme du désastre » qui se paye en inégalités croissantes, IPA reste fidèle à sa vocation : rendre justice à l’Afrique, revenir sans cesse à sa réalité. Une réalité, il ne faut surtout pas l’oublier, que nous avons contribué à créer, une réalité qui accuse aujourd’hui notre matérialisme et notre consumérisme. Et cette réalité nous crie que nous vivons toujours de la colonisation et de la surexploitation. Oui, notre « richesse », outre qu’elle détruit aveuglément les ressources naturelles et l’équilibre de la planète, se nourrit de la misère et de la faim de centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants !
Loin de tout misérabilisme et autres catastrophismes donc, c’est au contraire dans un esprit de réel égalitarisme qu’à IPA nous nous efforçons d’informer, révéler, en vue d’enclencher, approfondir une réflexion commune pour demain : d’où la priorité que nous accordons cette année 1/ à la Crise alimentaire, d’une si terrible actualité, avec les conférences-débats des grands humanistes que sont bien sûr Pierre Rabhi, mais aussi François de Ravignan, et nos journées Cinéma à Valence et Lussas, centrées sur le documentaire africain et ses jeunes réalisateurs, 2/ à l’Immigration, qui lui est tellement liée, dont avec RESF nous pointerons les causes… Mais IPA, Festival de la culture solidaire, ne serait pas IPA sans son ouverture sur l’Art identitaire – avec l’exposition phare « Les animaux dans l’art africain », si bien accompagnée par l’expert conférencier François Warin –, ainsi que les multiples expositions photo-graphiques, calligraphiques, variations contemporaines sur l’Afrique qui témoignent de l’extraordinaire vitalité de ce continent… Et IPA ne serait pas non plus un si grand Arbre s’il n’avait pour sève la Musique reine qui rayonne comme dix mille soleils, avec la dimension initiatique propre à ce festival, ses concerts marquants, toujours très attendus, d’une qualité à part : Ba Cissoko, Bebey Prince Bissongo, El Hadj N’Diaye et Baba Sissoko, le grand Boubacar Traoré et Chicago Blues Ambassadors, Julien Jacob, tous musiciens d’exception venus pour vous, portent des noms d’étoiles !